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  • : Ce blog a pour ambition de décrire nos balades à travers la Planète, nos vacances snorkeling, mais aussi et surtout, la vie en Guyane (petites histoires, monuments, faune et flore) ...
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 17:27

Le fourmilier géant est également appelé "Tamanoir" ou "grand tamanoir". Les créoles en Guyane le nomment Tamanoi ou Manjo fronmi. Les brésiliens l'appellent "Tamanduá-bandeira", les anglo-saxons "Giant Anteater" et les allemands "Grosser Ameisenbär".

Son nom scientifique est Myrmecophaga tridactyla (Linnaeus, 1758). Le fourmilier fait partie de l'ordre des Xénarthres (Xenarthra) avec les paresseux et les tatous. Il est de la famille des Myrmécophagidés.

Sur ce blog, vous trouverez un petit article sur le tamandua ou fourmilier (Tamandua tetradactyla) et un autre sur le Myrmidon ou fourmilier nain (Cyclopes didactylus), deux autres fourmiliers que l'on trouve aussi en Guyane.

Le fourmilier géant mesure entre 1 m et 2 m (tête-corps) et sa queue peut atteindre jusqu'à 90 cm. Il pèse entre 22 et 40 kg.

Le Fourmilier géant ou Tamanoir (Myrmecophaga tridactyla)

Le grand tamanoir est recouvert de poils raides, de même que sa longue queue non préhensile dont les poils pendent jusqu'au sol. Sa tête est fine, très allongée avec de tout petits yeux. Son corps est marron gris avec une large bande noire bordée de blanc couvrant le cou, la poitrine, l'épaule et se terminant en pointe.

Ses pattes avant sont claires, avec une bande noire marquée au poignet, se terminant par trois très grosses griffes et deux plus petites. Les pattes arrière ont cinq petites griffes. Il a une crinière de poils au milieu du dos de plus en plus longs vers l'arrière du corps. Les poils sont grossiers, épais, ternes, rayés noir marron et gris.

Son cerveau est petit comparé aux autres mammifères, et cela a pour objectif de réduire la consommation énergétique qui est l'organe demandant le plus d'énergie chez les mammifères. Ses oreilles sont aussi petites et rondes et son odorat est 40 fois plus puissant que celui de l’homme.

Le Fourmilier géant ou Tamanoir (Myrmecophaga tridactyla)

Le fourmilier géant vit en solitaire. Il a une démarche caractéristique car il pose les pattes avant sur les articulations, griffes en dedans. La femelle en déplacement porte son petit sur son dos, pendant au moins dix mois, comme on peut le voir sur les deux photos ci-dessus. La femelle n'a qu'un seul petit par portée.

Lorsqu'il se sent en danger, il peut se redresser sur ses pattes arrière et menacer ou frapper avec ses puissantes griffes antérieures. Cette espèce se rencontre aussi bien en forêt qu'au milieu de la savane côtière.

Le tamanoir se nourrit principalement de fourmis mais aussi de termites. Lorsqu'il s'attaque à une termitière, il y introduit son museau, et avec sa langue gluante d'environ 50 cm peut faire jusqu'à 150 allers-retours par minute en explorant tous les recoins. Il peut ingurgiter jusqu'à 30.000 insectes par jour.

La durée de vie d'un fourmilier géant est d'environ 25 ans.

Le Fourmilier géant ou Tamanoir (Myrmecophaga tridactyla)

Myrmecophaga tridactyla se retrouve, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous, sur une grande partie Nord et Centre de l'Amérique du Sud, ainsi que dans une partie Sud de l'Amérique centrale.

En Guyane, cette espèce est totalement protégée. Sur la liste rouge de l'IUCN (International Union for Conservation of Nature), le grand fourmilier est classé Vulnérable.

Le Fourmilier géant ou Tamanoir (Myrmecophaga tridactyla)

Sources :

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen

Tamanoir - Wikipedia

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 07:49

Les lamantins sont aussi communément appelés vaches de mer. Celui présent en Guyane a le nom scientifique de Trichechus manatus (Linnaeus, 1758). Il s'agit du lamantin d'Amérique, espèce la plus nombreuse encore en vie de mammifère de l'ordre des Siréniens, avec les dugongs (famille des Dugongidae) et la Rhytine de Steller, éteinte depuis le XVIIIe siècle. Le "Trichechus manatus" est aussi appelé lamantin des Caraïbes ou lamantin des Antilles.

Le lamantin d'Amérique est une espèce distincte du lamantin d'Amazonie (Trichechus inunguis) qui n'existe théoriquement pas en Guyane et du lamantin du Sénégal (Trichechus senegalensis). Une recherche génétique récente suggère que le lamantin d'Amérique est composé de trois groupes qui sont plus ou moins répartis géographiquement comme suit : - en Floride et dans les grandes Antilles, - en Amérique centrale et au Nord de l'Amérique du Sud, - au Nord-Est de l'Amérique du Sud.

Il est appelé en créole guyanais Vache dilo ou maman dilo ; les brésiliens le nomment "Peixe-boi". Les anglo-saxon lui ont donné le nom de "Manatee".

Toutes les photos des lamantins de cet article ont été prises par Mathilde, une amie de Marine, qui travaille au zoo de Beauval. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Toutes les photos des lamantins de cet article ont été prises par Mathilde, une amie de Marine, qui travaille au zoo de Beauval. Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Ce gros animal aquatique au corps gris et cylindrique a une large queue plate horizontale et arrondie. Ses deux nageoires avant sont en forme de palettes arrondies avec à l'extrémité, des ongles aplatis. Elles lui servent à se mouvoir au fond de l'eau et à caresser ses congénères.

Sa tête est relativement petite avec des yeux minuscules et pas d'oreilles apparentes et une grosse lèvre supérieure couverte de poils. Son ventre gris peut éventuellement être piqueté de rose. Sa longueur tête-corps varie entre 2,5 et 4,5 m et il peut peser jusqu'à 600 kg même si la moyenne avoisine les 400 kg.

Ce mammifère est discret et reste le plus souvent submergé se déplaçant à l'aide de sa puissante nageoire caudale. Il ne sort ses narines que pour respirer de façon régulière à la surface. Sa peau est épaisse et rugueuse.

Le Lamantin en Guyane (Trichechus manatus)

Le lamantin est exclusivement herbivore. Il broute la végétation aquatique flottante ou immergées comme les plantules de palétuviers, de jacinthe d'eau, de graminées ou encore de moucou-moucou. Ces plantes sont présentes en Guyane, notamment dans les cours d'eau.

Un lamantin peut manger jusqu'à 50 kg de végétaux par jour. Nocturne et diurne, il semble qu'il préfère se nourrir la nuit. Les plantes consommées contiennent de la silice et sont abrasives pour les dents. Ce phénomène est compensé par leur renouvellement permanent.

Les plantes aquatiques ont un faible rendement énergétique. Ceci explique sans-doute le taux métabolique très bas des lamantins. Ils ne peuvent vivre au-dessous de 20° C.

Le Lamantin en Guyane (Trichechus manatus)

Ce gros animal semble plus actif à l'aube et au crépuscule. Il est plutôt solitaire mais peut être observé en petits groupes temporaires de quelques individus. Les contacts entre individus sont très rares sauf entre la mère et son petit.

La naissance d'un seul jeune se produit tous les deux ans. La femelle lamantin commence à se reproduire vers l'âge de 6 ans. La gestation dure entre 12 et 14 mois au terme desquels elle donne naissance à un petit pesant entre 20 et 30 kg. La mère et son petit maintiennent des relations étroites durant 1 ou 2 ans.

Aucune migration n'a été confirmée chez les populations des plateaux des Guyanes. On observe par contre des animaux qui remontent vers l'amont des rivières lors des crues. Dans les zones plus au Nord, les lamantins peuvent effectuer plusieurs centaines de kilomètres pour rejoindre, en saison froide, des eaux plus chaudes.

Le Lamantin en Guyane (Trichechus manatus)

Le lamantin d'Amérique est menacé. il a déjà disparu de nombreuses îles des Antilles comme la Martinique et la Guadeloupe, même si dans ce département, il y a un projet de réintroduction du lamantin en cours de réalisation. Bien qu'il n'ait pas de prédateur, l'expansion humaine a réduit considérablement son habitat dans les marais côtiers.

Il est encore présent dans de nombreux estuaires de la Guyane et sur une bonne part de la zone littorale. Les menaces qui pèsent sur l'espèce sont bien évidemment la chasse et les prises accidentelles dans les filets de pêche. L'Union Mondiale pour la Nature (IUCN) l'a classé dans la catégorie "vulnérable".

L'espèce est par contre totalement protégée en Guyane. Un programme "lamantins" a été mis en place en Guyane par l'association Kwata et vise à faire un état des lieux, en particulier sur la distribution, les abondances, les menaces et la nécessité de mesures complémentaires de conservation.

Vous trouverez sur la carte ci-dessous la distribution géographique des différentes espèces de lamantins.

Le Lamantin en Guyane (Trichechus manatus)

Sources :

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux éditions Roger Le Guen

Lamantin - Wikipedia

Trichechus manatus - Wikipedia

http://www.kwata.net/medias/images/upload/Le%20lamantin%20en%20Guyane_Ecologie,%20distribution,%20statut,%20importance%20traditionnelle_%202001.pdf

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 10:36

Le Daguet rouge, ou "Biche rouge" en créole guyanais, a pour nom scientifique Mazama americana (Erxleben, 1777). Les anglo-saxons l'appellent "Red Brocket" et les espagnols "Corzuela Colorado" ou "Corzuela Roja". Les brésiliens le nomment "Veado mateiro" ou "Veado pardo".

Il s'agit d'un petit cervidé à la robe brun rouge et qui ne pèse pas plus de 60 kg pour l'espèce vivant en Guyane. Sa longueur (tête-corps) varie entre 105 cm et 145 cm et la hauteur au garrot n'excède pas 76 cm. Le ventre et le dessous de la queue sont plus clairs. Seuls les mâles portent des petit bois courts pointus en forme de dagues, d'où le nom de daguet. Le dos est légèrement voûté.

Le Daguet rouge (Mazama americana)

A la fois diurne et nocturne, le Daguet rouge se nourrit principalement de fruits tombés à terre, de feuilles, de fleurs, et de champignons. Extrêmement discret, il est très difficile à observer. Quand il détecte une menace, il se tient immobile afin de vérifier le danger et émet un souffle bruyant avant de s'enfuir par bonds dans les sous-bois en martelant le sol de ses pattes. Au Surinam, pays voisin de la Guyane française, on a observé un animal par km2. Le Daguet rouge ou biche rouge est un excellent nageur.

La femelle a en général un petit par portée, exceptionnellement deux. La durée de gestation est d'environ 200 jours. Le petit a la robe tachetée et le ventre rougeâtre. Il est sevré au bout de six mois et atteint sa maturité sexuelle à un an. La durée de vie maximale d'une biche rouge est de 12 ans.

Le Daguet rouge (Mazama americana)

Mazama americana peut être confondu avec le Daguet gris (Mazama gouazoubira) qui est plus petit. Le Daguet gris est appelé "Cariacou" en Guyane.

La menace principale du Daguet rouge est bien sûr l'homme qui le chasse pour sa chaire mais aussi les gros félins.

La répartition du Daguet rouge va du Nord de l'Amérique du Sud au Nord de l'Argentine (Voir la distribution géographique sur la carte ci-dessous). On le retrouve donc dans les trois Guyanes (Guyana, Surinam et Guyane française), au Venezuela, en Colombie, Equateur, Brésil, une partie intérieure du Pérou, une partie de la Bolivie, une grande partie du Brésil, et le Paraguay.

Le Daguet rouge (Mazama americana)

Sources :

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen

http://www.iucnredlist.org/details/29619/0

Red brocket - Wikipedia

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 06:20

La mygale "Matoutou" est une espèce d'araignées mygalomorphes de la famille des Theraphosidae. Son nom scientifique est Avicularia metallica (Ausserer, 1875). Contrairement à la Mygale de Leblond, qu'on trouve en forêt, la Matoutou fréquente les jardins et même parfois l'extérieur des maisons. Il n'est pas rare de voir sa toile sous les toitures des habitations.

En Guyane, mais aussi aux Antilles françaises, cette mygale est appelée Matoutou ou Matutu, qui signifie "table basse" en langue amérindienne Kali'na ...

Si on ne la dérange pas, elle ne se montre pas agressive même si elle peut mordre et peut aussi bombarder ses poils de soie urticants vers son agresseur.

La Mygale Matoutou (Avicularia metallica)

La matoutou est facile à reconnaître car l'extrémité de ses pattes est orange. Malgré ses huit yeux, comme toutes les araignées, sa vue n'est pas très bonne. Lorsqu'elle est adulte, son corps peut mesurer jusqu'à 6 ou 7 cm. Son envergure, avec les pattes, peut atteindre 15 cm pour un poids d'à peu près 100 grammes.

Juvénile, la matoutou a un thorax noir, un abdomen rayé orange et noir et des pattes munies de longs poils clairs. La coloration varie au fur et à mesure des mues pour atteindre sa couleur définitive.

La Mygale Matoutou (Avicularia metallica)

Arboricole, on la trouve fréquemment dans les plantations d'ananas ou les bananiers où elle tisse son tube de toile. Les mâles sont plus petits et plus frêles et sont à la recherche constante de femelles. Ce sont eux qu'on aperçoit le plus souvent.

La ponte a lieu environ 5 mois après l’accouplement et l’éclosion qui comporte entre 70 et 200 œufs, environ 8 à 10 semaines après. La matoutou mange des insectes comme les grillons, les blattes, des vers et même parfois des souriceaux ou des petits oiseaux. Du reste, l'étymologie du nom Avicularia vient du mot latin "aves" qui signifie « oiseau » (avicula est un petit oiseau).

Cette mygale est assez commune dans le Nord de l'Amérique du Sud et notamment au Suriname et en Guyane française.

La Mygale Matoutou (Avicularia metallica)

Sources :

Avicularia metallica - Wikipedia

Encyclopédie des animaux de Guyane.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 09:09

Ce petit mammifère carnivore est de la famille des Procyonidés comme les Coatis ou les Ratons laveurs. Son nom scientifique est Potos flavus (Schreber, 1774).

En Guyane, son appellation créole est "Senj la nouit", ce qui veut dire "Singe de nuit" car il est principalement nocturne. Mais c'est à tort que l'on l'affuble localement avec ce nom car il ne s'agit pas d'un primate.

Egalement appelé "Kinkajou" par les anglo-saxons, les espagnols lui ont donné de nombreux noms comme "Mico De Noche" ou "Cusu" ou encore "Martilla" ... Les brésiliens le nomment "Macao de noite".

D'un poids maximum de 3,2 kg, il mesure entre 39 et 55 cm. Son pelage est brun roux, court, dense et doux avec parfois une raie plus sombre au milieu du dos. Il a une tête ronde avec de grands yeux écartés et de petites oreilles rondes. Sa queue est préhensile, aussi voire plus longue que son corps, plus sombre à l'extrémité. Ses pieds ont quatre griffes recourbées.

Le Kinkajou (Potos flavus)

Ses grands yeux ronds, à l'iris marron et aux larges pupilles noires, réfléchissent la lumière, ce qui lui vaut d'être facilement repérable la nuit, surtout qu'il est attiré par la lumière. La grande sensibilité de ses yeux semble le rendre temporairement aveugle et donc facilement capturable.

Arboricole, le kinkajou sort la nuit pour se nourrir de différentes sortes de fruits, de nectar de fleurs avec l'aide de sa longue langue extensible. Il n'est pas uniquement végétarien, il peut aussi manger des insectes comme les fourmis, termites ou des abeilles.

Dans la journée, le kinkajou est assez solitaire caché dans un abri d'un arbre et retrouve à la nuit tombée ses congénères qui forment de petites bandes de trois ou quatre individus pour se nourrir en poussant des cris assez caractéristiques "kui-kui" ...

Le kinkajou a un jeune par portée.

Le Kinkajou (Potos flavus)

Les prédateurs du Potos flavus sont principalement les félins qui sont en mesure de grimper aux arbres (Ocelot, Jagarondi ...) mais aussi au sol (Jaguar, puma ...). Les Kinkajous se rencontrent en haut des arbres, entre 10 et 25 mètres, et sont donc d'une certaine manière à l'abri de certains prédateurs. Leur domaine vital est d'environ 15 à 40 hectares.

On trouve le Kinkajou dans une partie de l'Amérique centrale et dans la partie Nord de l'Amérique du Sud (Cf. la carte sur sa répartition géographique ci-dessous), et notamment dans les pays suivants :

Belize, Bolivie, Nombreux états du Brésil, Colombie, Costa Rica, Equateur, Salvador, Guyane française, Guatemala, Guyana, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Perou, Suriname et Venezuela.

En Guyane française, l'espèce est protégée contre le commerce mais autorisée à la seule chasse de subsistance.

Le Kinkajou (Potos flavus)

Sources :

Kinkajou - Wikipedia

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 08:20

L'ocelot ou "chat tig", en créole guyanais, est un félin de la famille des Félidés. Son nom scientifique est Leopardus pardalis (Linnaeus, 1758) ou anciennement Félis pardalis. Les espagnols le nomment "Manigordo" ou "Gato Onza" ou encore "Ocelote". Les anglo-saxons l'appellent tout simplement "Ocelot" et les brésiliens "Jaguaritica" ou "Gato-mourisco" ou encore "Maracaja-açu".

Ce félin a une taille intermédiaire entre le jaguar et le chat margay. Si vous voulez connaître les félins présents en Guyane, un petit article leur est consacré sur ce blog. Vous pouvez y accéder en cliquant "ICI".

L'Ocelot (Leopardus pardalis)

L'ocelot de Guyane est un animal assez petit qui mesure environ 90 cm (tête-corps) avec une queue d'une longueur maximale de 41 cm. Le mâle peut peser jusqu'à 14,5 kg, la femelle est plus petite. Il a un pelage avec des taches sombres sur fond fauve formant des rosettes plus ou moins alignées longitudinalement sur le corps et des bandes noires sur le haut de la nuque.

Il a le pelage ras, lisse et un peu rèche. La queue de l'ocelot est plus courte que les pattes arrières, c'est même un critère distinctif de l'espèce. C'est un bon grimpeur avec un odorat très développé.

L'Ocelot (Leopardus pardalis)

Nocturne et carnivore, l'ocelot chasse la nuit et au sol, bien qu'il passe une grande partie de ses journées dans les arbres. Il mange des petits mammifères, des oiseaux, des lézards, des rongeurs comme les agoutis ...

La gestation de la femelle ocelot dure 80 jours pour une portée de 1 à 2 petits tous les deux ans. Les petits sont dépendants de leur mère pendant 5 à 6 mois et ne quittent le territoire de celle-ci qu'à leurs 2 ans.

L'espérance de vie d'un ocelot est d'environ 10 ans dans la nature. Certains ocelots ont vécu jusqu'à 20 ans en captivité ...

L'Ocelot (Leopardus pardalis)

On retrouve l'ocelot depuis l'Amérique centrale jusqu'au nord de l'Argentine (Cf. la carte ci-dessous récupérée sur Wikimedia commons). Il y a encore semble-t-il une petite centaine d'ocelots aux Etats-Unis au Nord du rio grande.

Il est présent dans les pays suivants :

Argentine; Belize; Bolivie, Brésil; Colombie; Costa Rica; Équateur; El Salvador; Guyane française; Guatemala; Guyana; Honduras; Mexique; Nicaragua; Panama; Paraguay; Pérou; Suriname; Trinité-et-Tobago; États-Unis; Venezuela.

Le Leopardus pardalis est protégé dans de nombreux pays d'Amérique centrale et du Sud. C'est aussi le cas en Guyane où il est en effet interdit à la chasse et au commerce.

L'Ocelot (Leopardus pardalis)

Au zoo de Macouria en Guyane, mais aussi à l'Arche de Noé à Saint Jean du maroni, on trouve plusieurs mammifères carnivores de la famille des Felidae qui ont été appelés "Ocema". Il s'agit de félins issus du croisement par l'homme d'un ocelot et d'un puma. Cette espèce n'est pas naturelle et il n'y en a pas dans la nature.

Ces deux espèces se sont croisées (Cf. la photo ci-dessous) car un mâle ocelot et une mère puma ont été mis en présence par manque de place. Ce croisement n'a évidemment aucun intérêt d'un point de vue scientifique.

L'Ocelot (Leopardus pardalis)

Sources :

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen.

Ocelot - Wikipedia

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 07:50

Le coati roux ou coati commun est un mammifère de la famille des Procyonidae. Son nom scientifique est Nasua nasua (Linnaeus, 1766). Les anglo-saxons l'appellent "South American Coati" ou "ring-tailed coati" et les espagnols "Achuni" ou "Tejón" ou encore "Coati". Les brésiliens le nomment "Quati" ou "Quatimundé".

Il est appelé localement en Guyane "Kouachi". Ce petit carnivore mesure entre 47 cm et 58 cm et peser au maximum 7,2 kg. La longueur de sa queue varie entre 42 cm et 55 cm.

Il est facilement identifiable avec son long museau pointu légèrement retroussé ainsi qu' avec sa longue queue annelée de raies sombres et claires qu'il porte verticalement lorsqu'il se déplace. Son corps est marron gris roux et a des yeux bordées de taches blanches. Ses oreilles sont petites, rondes et bordées de blanc.

Sa longueur tête-corps varie entre 47 et 58 cm et il peut peser jusqu'à 7,2 kg. La queue peut mesurer jusqu'à 55 cm.

Le Coati roux (Nasua nasua)

Diurne, il est omnivore et se nourrit de fruits, de graines, d'insectes mais aussi de petites souris. Sa silhouette est trapue avec de courtes pattes se terminant par de grosses griffes non rétractiles, longues aux pattes avant et recourbées aux pattes arrière.

Le coati se déplace aisément aussi bien au sol que dans les arbres où il dort. Il peut inverser la position de ses pieds par rotation de ses chevilles, ce qui facilite la descente de l'arbre avec la tête en bas. La femelle Coati vit en bandes qui peuvent atteindre jusqu'à 30 individus, et principalement avec d'autres femelles et de jeunes mâles. A l'âge de deux ans, les mâles sont exclus du clan et vivent d'une manière solitaire.

La période de gestation est d'à peu près 75 jours. La femelle construit un nid dans un arbre quatre semaines avant de mettre bas une portée de 1 à 7 petits, généralement 3 à 4. Ces derniers restent dans le nid jusqu'à 6 semaines, lorsqu'ils ont triplé leur poids de naissance. Les petits seront mûrs sexuellement à partir d'environ 2 ans.

Le Coati roux (Nasua nasua)

Originaire du Nouveau Monde, le Coati roux vit essentiellement dans les forêts d'Amérique du Sud et dans la partie méridionale de l'Amérique centrale. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessous, il vit principalement dans les pays suivants :

Argentine, Bolivie, nombreux Etats du Brésil, Colombie, Equateur, Pérou, Paraguay, Uruguay, Venezuela, Guyana, Surinam et Guyane française.

Le Coati roux (Nasua nasua) est autorisé à la chasse de subsistance en Guyane mais interdit au commerce.

Le Coati roux (Nasua nasua)

Sources :

Nasua nasua - Wikipedia

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 08:00

Qui n'a pas rencontré ce petit singe en Guyane ? Il y en a beaucoup en liberté sur l'île Royale aux Îles du Salut, de même que sur l'îlet la Mère, face aux plages de Remire-Montjoly. ... où il a été introduit. Toutes les photos de cet article ont du reste été prises soit sur l'île Royale, soit sur l'îlet la Mère.

Ce singe, de la famille des Cebidae, a le nom scientifique de Saimiri sciureus (Linnaeus, 1758). Cet espèce est désignée sous le nom de "Saimiri commun". Les anglo-saxons la nomment "Common Squirrel Monkey" ou "South American Squirrel Monkey". Les espagnols l'appellent "Macaco-de-cheiro", et les brésiliens "Boca preta".

Localement en Guyane, les créoles surnomment ce singe "Sapajou". C'est un animal très vif, curieux, se déplaçant avec beaucoup d'aisance, sautant et grimpant d'une grande hauteur avec agilité. Cette caractéristique a conduit les anglo-saxons à l'appeler "singe écureuil".

Le singe écureuil ou Saïmiri (Saimiri sciureus)

Ce petit singe a le pelage gris avec des tons olivâtres et des teintes noires et dorées. Les pieds et les mains ont une couleur dominante jaune orangée. Sa face est ronde avec des marques blanches autour des yeux et de son museau noir. Le contraste du masque blanc avec des yeux vifs très noirs lui a valu le nom de singe "tête de mort" en allemand.

Sa queue non préhensile chez les adultes est longue, fine et se termine par une touffe de poils noirs. Le singe écureuil utilise sa queue pour servir de balancier lorsqu'il saute de branche en branche dans les arbres.

La longueur de son corps ne dépasse pas les 32 cm et les plus gros mâles peuvent peser jusqu'à 1 kg même si le poids moyen se situe autour de 0,7 kg. Il s'agit d'un des deux plus petits singes présents en Guyane avec le Tamarin à mains dorées (famille des Callitrichidae).

Le singe écureuil ou Saïmiri (Saimiri sciureus)

En Guyane, il fréquente divers habitats comme les forêts primaires, secondaires, les forêts du littoral, les mangroves et les palmiers. On le rencontre aussi à proximité des zones urbanisées. Les domaines vitaux sont très vastes en forêt primaire et des études indiquent qu'il y a une densité d'environ 20 ou 40 individus au km2 (Guyana et Guyane).

En forêt secondaire ou perturbées, les domaines vitaux sont plus petits et les densités plus fortes pouvant atteindre 100 individus au km2. Cette espèce vit en bandes nombreuses, entre 30 et 35, et pousse en cas de danger imminent des cris aigus ou pour signaler l'intrusion d'une bande rivale sur leur site d'alimentation.

Bruyants, ils peuvent être localisés facilement en particulier lors des bagarres fréquentes qui éclatent souvent entre mâles.

Le singe écureuil ou Saïmiri (Saimiri sciureus)

Les saïmiris se nourrissent d'insectes, de petits fruits sucrés, de bourgeons, feuilles, nectars et également de petits oisillons, lézards ou des insectes comme les chenilles ou les sauterelles... Les bandes de saïmiris se scindent en petites unités pour augmenter l'efficacité de la recherche alimentaire.

Leur comportement sexuel est assez singulier. Les mâles dominants écartent les cuisses pour mettre en évidence leurs attributs génitaux afin d'impressionner leurs congénères. Même les jeunes mâles ont un comportement de marquage étonnant comme le fait d'uriner dans sa patte puis à frotter ses mains l'une contre l'autre.

Les saïmiris se reproduisent une fois par an. La gestation de la femelle dure environ 6 mois pour ne donner naissance qu'à un seul petit par portée. L'allaitement diminue progressivement au bout des 5 mois qi suivent la naissance.

Le singe écureuil ou Saïmiri (Saimiri sciureus)
Le singe écureuil ou Saïmiri (Saimiri sciureus)

En début d'article, je précisais qu'il y avait beaucoup de Saimiri sciureus sur l'îlet la Mère, situé devant les plages de Remire-Montjoly et plus précisément, face à l'embouchure du fleuve Mahury. En effet, cet îlet de 49 hectares, géré depuis 2001 par le Conservatoire du littoral, a abrité successivement une Habitation coloniale (au XVIII ième siècle), une léproserie (de 1777 à 1823), puis un établissement pénitentiaire à l'époque du bagne en Guyane.

Entre 1981 et 2001, l'Institut Pasteur de Cayenne a implanté un élevage de singes Saïmiris sur cet îlet afin de procéder à des expérimentations scientifiques dans le but de mettre au point un vaccin contre le paludisme. Ces singes ont été relâchés sur l'îlet après la fermeture de la station, d'où leur prolifération.

L'îlet la Mère est maintenant ouvert au public et plusieurs opérateurs touristiques de la place proposent de vous y amener.

Le singe écureuil ou Saïmiri (Saimiri sciureus)

Il existe d'autres sous-espèces de Saïmiris comme Saimiri boliviensis ou Saimiri peruviensis ou encore saimiri oerstedi qui n'ont pas la même répartition géographique que le Saimairi sciureus, le seul qu'on rencontre en Guyane (Cf. la carte de la répartition géographique ci-dessous).

Le singe écureuil ou Saïmiri est autorisé à la chasse de subsistance en Guyane mais interdit au commerce. La petite taille des Saïmiris semble les avoir mis pour l'instant à l'abri d'une chasse importante.

Si vous voulez consulter la liste complète des singes présents en Guyane française, cliquez "ICI".

Le singe écureuil ou Saïmiri (Saimiri sciureus)

Sources :

http://www.cr-guyane.fr/inventaire-du-patrimoine-de-l-ilet-la-mere/

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen.

Les Primates de Guyane par Benoit de Thoisy et Maël Dewynter aux Editions Collection Nature Guyanaise.

Les Singes de Guyane II - par Christian Roussilhon de l'Institut Pasteur de Cayenne.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 07:57

Le Tamandua est aussi appelé fourmilier ou fourmilier à collier ou encore tamandua à quatre doigts. Son nom scientifique est Tamandua tetradactyla (Linnaeus, 1758). Appartenant à l'ordre des Xénarthres comme les paresseux et les tatous, Il est de la famille des Myrmecophagidae.

Localement, il est appelé en créole guyanais "Ti tamanwar". Les anglo-saxons l'appellent "Southern Tamandua" ou "collared anteater" ou encore "lesser anteater ". Les brésiliens le nomment "Tamanduá Mirim" ou " Tamanduá de Colete" ou encore "Mambira".

En Guyane française, on rencontre trois espèces de fourmilier : le Tamandua ou fourmilier qui fait objet de ce petit article, le Grand tamanoir ou fourmilier géant (Myrmecophaga tridactyla), et le Myrmidon ou fourmilier nain (Cyclopes didactylus). Vous trouverez un petit article dédié au Myrmidon sur ce blog en cliquant "ICI".

Pour être un peu plus précis sur le fourmilier Tamandua, il est nécessaire de préciser qu'il y a une autre espèce un peu différente qu'on rencontre du Nord du Mexique jusqu'à la côte Pacifique de l'Equateur. C'est le Tamandua du Mexique (Tamandua mexicana - Saussure, 1860) ou Northern Tamandua. Cette espèce n'est pas présente en Guyane française.

Le Tamandua ou fourmilier (Tamandua tetradactyla)

Le fourmilier présent en Guyane, le Tamandua tetradactyla, ou fourmilier d'Amérique du Sud, a un museau tubulaire long et fin, convexe, sans dents, nu à l'extrémité et de petits yeux. En Guyane, le pelage est à dominante beige marron plus ou moins uni, avec une zone plus ou moins marqué de poils plus foncés couvrant le dos et pouvant remonter jusqu'aux épaules. En effet, la coloration de cette espèce varie suivant sa répartition géographique.

Son corps peut mesurer jusqu'à 65 cm (tête-corps), sa queue environ 67 cm et il peut peser jusqu'à 8,4 kg. Sa queue est préhensile, longue, nue et tachetée à l'extrémité alors qu'elle est poilue à la base. Celle-ci lui permet de grimper facilement dans les arbres en enroulant sa queue autour des troncs et branches.

La reproduction des femelles n'est pas bien connue. La gestation dure entre 150 et 160 jours et elle n'a qu'un unique petit qu'elle porte sur le dos comme le Grand tamanoir.

Le Tamandua ou fourmilier (Tamandua tetradactyla)

Ses pattes antérieures ont quatre doigts visibles dotés de fortes griffes lui donnant une démarche au sol caractéristique avec les doigts vers l'intérieur posant la face externe de la main sur le sol ! Les pattes postérieures ont cinq griffes plus petites. Sa longue langue fine et extensible est recouverte de salive collante. Elle lui permet d'attraper des fourmis ou des termites sur les arbres ou dans les fourmilières ou termitières.

Ses grosses griffes puissantes des pattes antérieures lui servent à éventrer les fourmilières et les termitières. Son odorat lui permet de repérer des petites proies. Solitaire, le Tamandua est à la fois nocturne et diurne et également arboricole.

Quand il se sent menacé, il se dresse sur ses pattes arrière et fait face aux agresseurs comme on peut le voir sur cette photo ci-dessous.

Le Tamandua ou fourmilier (Tamandua tetradactyla)

Le Tamandua tetradactyla est réparti géographiquement depuis la Colombie jusqu'au Nord de l'Argentine. On le trouve précisément dans les pays suivants comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessous : Colombie, Equateur, Bolivie, Venezuela, Guyana, Suriname, Guyane française, Brésil, Pérou, Paraguay, le Nord de l'Uruguay et le Nord de l'Argentine.

En Guyane française, cette espèce est totalement protégée et donc interdite à la chasse et au commerce.

Le Tamandua ou fourmilier (Tamandua tetradactyla)

Sources :

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen

http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/fourmilier/184035

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:05

La tortue charbonnière, aussi appelée tortue charbonnière à pattes rouges, a le nom scientifique de Chelonoidis carbonaria (Spix, 1824) ou Geochelone carbonaria. C'est une espèce de tortue terrestre de la famille des Testudinidae.

Les anglo-saxons la nomment "Red-footed tortoise" alors que les brésiliens l'appellent "Jabuti" ou "Jabuti-piranga" ou encore "Jabuti-do-cerrado". Localement en Guyane, les créoles la surnomment "Toti ter".

Cette grosse tortue terrestre peut mesurer jusqu'à 36 cm et peser 8 kg. Quelques spécimens dépassent cette taille moyenne. Le mâle est plus gros que la femelle. Sa carapace est ovale et fortement bombée. Elle est de couleur noire, avec des taches jaunes dorées ou orangées au milieu des écailles alors que son ventre (plastron) est jaunâtre et noire. Le mâle est reconnaissable à son plastron concave pour faciliter la fécondation alors que celui de la femelle est plat.

La Tortue charbonnière (Chelonoidis carbonaria)

On la rencontre fréquemment en Guyane dans les milieux ouverts, notamment dans les savanes, même inondées. En saison sèche, elle cherche la fraicheur et l'humidité en forêt. Il arrive qu'elle fréquente les lieux cultivés où elle vient manger les fruits tombés au sol.

Sa nourriture se compose principalement de feuilles, de fruits, de fleurs, d'invertébrés comme des larves, des limaces ou des escargots. Lorsqu'il fait très chaud, elle peut rester enfoncée dans un pripri pendant plusieurs jours et sortir ensuite pour rechercher de la nourriture sur de longues distances.

Cette espèce de tortue se reproduit d'octobre à janvier. La femelle est féconde quand elle atteint une taille entre 25 cm et 30 cm, ce qui correspond à environ 8-10 ans. La femelle pond environ deux fois dans l'année. Elle dépose entre 2 et 7 œufs dans un nid creusé dans le sol à l'abri du soleil. La naissance des petits a lieu au bout de 4 à 5 mois. Sa longévité est d'environ 60 ans.

La Tortue charbonnière (Chelonoidis carbonaria)

La tortue charbonnière se rencontre en Amérique du Sud tropicale : depuis le Panama jusqu'aux trois Guyanes (Guyana, Suriname et Guyane française), et du Nord de l'Argentine jusqu'en Bolivie en y incluant le Brésil. Cette espèce a été introduite dans de très nombreuses îles des Caraïbes, y compris en Martinique et en Guadeloupe.

L'espèce Chelonoidis carbonaria peut être facilement confondue avec l'autre tortue terrestre Chelonoidis denticulata ou tortue denticulée, également présente en Guyane, mais légèrement plus grosse et qui vit principalement en forêt.

En Guyane française, la tortue charbonnière est autorisée à la chasse de subsistance mais interdite au commerce.

La Tortue charbonnière (Chelonoidis carbonaria)

Sources :

Faune de Guyane d'Eric Hansen et de Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen

Les tortues de Guyane française par Jacques Fretey aux Editions Nature Guyanaise (1987)

Tortue charbonnière à pattes rouges - Wikipedia

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 07:56

Après avoir fait un petit article récapitulatif sur les primates de Guyane sur ce blog (pour le lire, cliquez "ICI"), aujourd'hui je vous présente les six félins qu'on trouve en Guyane française.

Ce sont des mammifères carnivores de la famille des Félidés. Les félins sont digitigrades, c’est-à-dire qu’ils marchent en appuyant sur leurs doigts, la plante du pied ne se pose pas sur le sol. Ils ont cinq griffes aux pattes antérieures et quatre aux postérieures. Celles-ci sont rétractiles.

Les félins de Guyane

Le Jaguar est le plus grand des félins de Guyane au corps tacheté. Localement, il est appelé par les créoles "Tig mawké". Les brésiliens le nomment "Onça" ou "Onça pintada". Son nom scientifique est Panthera onca (Linnaeus, 1758).

La longueur tête-corps varie entre 1,10 m et 1,85 m. Sa queue peut mesurer entre 44 et 56 cm et son poids peut atteindre 158 kg. J'ai rédigé un petit article sur ce blog sur le jaguar que vous pouvez lire en cliquant "ICI".

Le puma se rencontre sur tout le continent américain (Amérique du Nord et du Sud). En Guyane, il est appelé "Tig rouj". Les brésiliens le nomment "Onça vermelha". Son nom scientifique est Puma concolor (Linnaeus, 1771) ou Félis concolor.

La longeur tête-corps varie entre 0, 86 cm et 1,5 m. Sa queue mesure entre 63 cm et 96 cm et il peut peser jusqu'à 120 kg. Lui-aussi a fait l'objet d'un petit article spécifique sur ce blog, article que vous pouvez lire en cliquant "ICI".

Le jaguarondi qu'on appelle "Tig nwé" ou "Ayra" en créole guyanais, est appelé par les brésiliens "Gato-preto" ou "Maracajá-preto" ou encore "Gato-mourisco". Le nom scientifique de ce félin au pelage uniforme (généralement noir mais il peut être gris ou brun foncé) est Puma yagouaroundi (Geoffroy, 1803) ou Herpailurus yagouaroundi.

Il mesure entre 50 cm et 65 cm et peut peser jusqu'à 9 kg. Sa queue mesure au maximum 70 cm.

L'Ocelot ou "Chat tig" en créole est appelé par les brésiliens "Gato-maracajà" ou "Gato-mourisco" ou encore '"Jaguatirica". Son nom scientifique est Leopardus pardalis (Linnaeus,1758) ou Felis pardalis.

C'est un petit animal au pelage tacheté qui peut mesurer entre 56 cm et 90 cm (taille tête-corps) et sa queue peut atteindre 41 cm. Son poids maximum est de 15 kg. Un petit article lui est dédié sur ce blog. Si vous voulez le lire, cliquez "ICI".

Le chat margay ou "Chat tig" en créole, appelé "Gato-do-mato" ou "Gato-maracajà-peludo" en brésilien, a le nom scientifique de Leopardus wiedii (Schinz,1821) ou Félis wiedii.

Ce petit félin tacheté terrestre et arboricole arboricole ne pèse pas plus de 9 kg. Il mesure entre 50 cm et 72 cm et sa queue entre 35 cm et 49 cm.

L'Oncilla, également appelé "Chat tig" en créole, est nommé "Gato-do-mato" en brésilien. Son nom scientifique est Leopardus tigrinus (Schreber, 1775) ou Félis tigrina.

Ce très petit félin tacheté, à l'allure d'un chat, est souvent confondu avec le chat margay, qui est un peu plus gros. Son poids maximum est de 3 kg et sa taille oscille entre 45 cm et 65 cm.

Ces espèces sont totalement protégées en Guyane. Ils sont interdits à la chasse et au commerce.

Sources :

Poster sur les Félins de Guyane de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 08:34

Le tatou géant est l'espèce la plus grande parmi les tatous classés dans la famille des Dasypodidae (ordre des Xénarthres, comme les paresseux et les fourmiliers), et en particulier à la sous-famille des Tolypeutinae.

Son nom scientifique est Priodontes maximus (Kerr, 1792) ou Priodontes giganteus. En Guyane, il est appelé Cabassou ; son nom créole est "Gran tatou" ou "Gran cabassou". Les anglo-saxons l'appellent "Giant Armadillo", les espagnols "Armadillo gigante" ou "tatú carreta " alors que les brésiliens le nomment "Tatu-canastra" ou "Tatu açu".

Le tatou géant, comme les autres tatous, est reconnaissable à la carapace sur son dos qui est formée de plaques osseuses articulées recouvertes de corne.

Le Tatou géant ou Cabassou (Priodontes maximus)

Ce gros tatou peut peser jusqu'à 32 kg et mesurer entre 75 cm et 1 mètre entre la tête et le corps. La longueur de sa queue peut atteindre 55 cm. Il a une carapace grisâtre, jaunâtre vers le bord intérieur, recouverte de petites écailles formant des bandes transversales dont 11 à 13 sont articulées. D'apparence rigide, elle n'en est pas moins très flexible et lui permet de se mouvoir aisément. Quelques poils sont visibles entre les plaques. La couleur est jaune sur les côtés et brune sur le dos.

Les pattes sont très développées, surtout à l'arrière. Les pattes antérieures portent une grande griffe centrale, très impressionnante, comme on peut le voir sur l'image ci-dessous. Il s'agit d'un spécimen naturalisé qui appartient au musée national de Prague.

Ses longues griffes lui permettent de construire d'énormes cavités en guise de terrier qui peuvent atteindre 5 mètres de profondeur. De même, il peut ainsi fouiller et de détruire les fourmilières et les termitières. Sa langue sécrète une substance visqueuse pour capturer des insectes.

Nocturne, terrestre et solitaire, il passe la journée tapi dans son terrier. Il a un très bon odorat qui lui permet de détecter où se trouvent ses proies. Les autres sens ne sont guère développés, en particulier il ne distingue pas les couleurs. Sa durée de vie est en moyenne de 12 à 15 ans.

Le Tatou géant ou Cabassou (Priodontes maximus)

En dehors de la période d'accouplement, les deux sexes vivent séparément et habitent des terriers distincts. L'accouplement résulte de la rencontre fortuite d'un mâle et d'une femelle dans un terrier ou à l'extérieur comme peut le voir sur l'image ci-dessous prise par un piège-photographique de l'ONCFS sur le Centre Spatial Guyanais. Les femelles ont une période de gestation de 16 semaines, et elles ont de 1 à 2 petits.

Le Tatou géant ou Cabassou (Priodontes maximus)

Quand il a peur, le Priodontes maximus se dresse sur ses pattes arrière en prenant appui sur sa queue. Son seul prédateur est l'homme qui le chasse pour sa chair. Sa disparition a également pour cause la disparition de son biotope avec la déforestation et le développement de l'élevage.

Une étude faite sur 18 ans au Surinam, voisin de la Guyane française, a montré la présence de 7 individus sur 650 km2 en 1967 (Cf. site de l'IUCN). La protection complète du Tatou géant en Guyane (chasse et commerce) devrait permettre de sauver cette espèce.

On trouve cette espèce en Amérique du Sud (voir la répartition géographique de l'espèce sur la carte ci-dessous) et notamment : Venezuela, Bolivie, Colombie, Equateur, les trois Guyanes (Guyana, Surinam et Guyane française), Brésil, Paraguay, Pérou, le Nord de l'Argentine.

Le Tatou géant ou Cabassou (Priodontes maximus)

Sources :

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen

Priodontes maximus - wikipedia

Priodontes maximus - Wikimedia commons

Le Tatou géant ou Cabassou (Priodontes maximus)

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 08:02

Gros animal terrestre de la taille d'un poney, le tapir a le nom scientifique de Tapirus terrestris (Linnaeus, 1758). Les anglo-saxons le nomment "Lowland Tapir" ou "South American Tapir" ou encore "Brazilian Tapir". Les espagnols l'appellent "Anta Brasileña" ou " Danta" ou encore "Tapir Brasileño".

Les brésiliens le nomment tout simplement "Anta" alors que localement en Guyane, il est appelé "Maïpouri". Le tapir (Tapirus terrestris) est un mammifère de la famille des Tapiridae. Il appartient à l'ordre des périssodactyles, lequel comprend aussi les chevaux et les rhinocéros.

Le Tapir est un gros mammifère, massif, de couleur assez uniforme de gris sombre à brun. La longueur tête-corps varie entre 1,7 m et 2 m et il peut peser jusqu'à 250 kg. La longueur de sa queue se situe entre 5 et 10 cm. Au garrot, sa hauteur peut atteindre 1,10 m. Sa lèvre supérieure se prolonge en formant une petite trompe.

Il a une crinière étroite constituée de poils sombres le long de l'échine dorsale du front jusqu'aux épaules. La gorge et le poitrail sont généralement plus clairs. Sa silhouette est massive avec le dos arrondi.

Le Tapir ou Maïpouri en Guyane (Tapirus terrestris)

Ses pattes postérieures à trois doigts laissent dans la boue une trace caractéristique en trèfle alors que ses pattes antérieures ont trois larges doigts et un quatrième plus petit. En Guyane, le tapir semble se reproduire à n'importe quelle saison. La femelle est en chaleur sur une période de deux jours tous les deux mois. Le couple se livre à une ronde amoureuse qui se termine généralement dans l'eau.

La durée de la gestation est d'à peu près 13 mois. Tous les deux ans, la femelle tapir donne naissance à un petit qui pèse entre 5 kg et 6 kg. Ce dernier est fortement tacheté et rayé avec des bandes longitudinales de couleur jaune ou blanche qu'il perdra à l'âge de 8 mois. A dix mois, il sera sevré et ne deviendra adulte que vers ses 18 mois. Il atteindra sa maturité sexuelle à 3 ou 4 ans.

Le Tapir ou Maïpouri en Guyane (Tapirus terrestris)

Ce gros mammifère est principalement nocturne mais peut cependant être observé dans la journée même s'il se cache généralement. Durant la nuit, il part en quête de nourriture sur son domaine vital qui est de l'ordre d'une dizaine de kilomètres carrés. La présence d'eau est indispensable au tapir qui s'y plonge fréquemment pour se débarrasser de ses parasites, mais aussi pour fuir ses rares prédateurs.

Le tapir joue un rôle important dans les différentes cultures locales. On le retrouve au cœur de nombreux contes et légendes des différentes composantes de la société guyanaise. il apparaît même sur le blason de la ville de Remire-Montjoly avec la tortue olivâtre.

Le tapir est une espèce d'intérêt majeur car il dissémine les graines qu'il consomme, dans ses déjections et sa forte corpulence contribue à l'éclaircissement des sous-bois. La raréfaction du tapir a des conséquences sur la diversité et la structure même des forêts. Il se nourrit principalement en broutant la végétation et en mangeant des fruits divers.

Le Tapir ou Maïpouri en Guyane (Tapirus terrestris)

A l'échelle de l'Amérique du Sud, la principale menace pour la survie du Tapirus terrestris est la déforestation. En Guyane, son habitat est préservé, mais contrairement aux autres pays, ce gros mammifère n'est pas protégé contre la chasse. Celle-ci représente donc un problème majeur pour la survie de l'espèce.

En effet, cet animal a été tellement chassé localement, notamment pour sa chair, que la densité de sa population a fortement déclinée (actuellement environ 1 tapir pour 1 km2). Aussi, depuis 2007 et bien que la chasse de subsistance soit encore autorisée, le commerce de viande de tapir est interdit en Guyane par arrêté préfectoral.

Son aire de répartition est située en Amérique du Sud depuis le Nord de la Colombie jusqu'à la fin de la région intertropicale du sous-continent sud-américain (Voir la carte de sa répartition géographique ci-dessous).

Le Tapir ou Maïpouri en Guyane (Tapirus terrestris)

Sources :

Faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Rochard-Hansen aux Editions Roger Le Guen

Brochure récupérée sur le site Kwata.net, intitulée : Le Tapir, un jardinier des forêts (KWATA et WWF).

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 08:57

L'opossum commun est un marsupial, c'est-à-dire que la femelle possède une poche abdominale nommée marsupium dans laquelle elle va porter son petit après sa naissance, comme les kangourous. L'Opossum commun est une espèce parmi les opossums de la famille des Didelphidae.

Le nom scientifique de ce mammifère est Didelphis marsupialis (Linnaeus, 1753). En Guyane, il est appelé "Pian" alors que les martiniquais l'appellent "Manikou". Ses noms vernaculaires sont aussi "Opossum australe" ou "Sarigue à oreilles noires" ou "Pian à oreilles noires".

Les anglo-saxons lui ont donné le nom de "Black-eared Opossum" ou "Common oposssum" et les espagnols "Comadreja grande".

L’opossum commun ou Pian (Didelphis marsupialis)

Didelphis marsupialis est à peu près aussi gros qu'un chat. Sa queue mince et lisse peut atteindre la même taille que le corps proprement dit soit au maximum 50 cm. Il pèse entre 560 et 1 960 grammes. Ses gros yeux sont habitués à l'obscurité. Il possède des crocs acérés, ses prémolaires sont coupantes et ses molaires broyeuses.

Sa bouche est remplie de 50 dents. Les poils ou vibrisses de son museau sont très sensibles et font office d'organe tactile. Les quatre pieds du Pian ont des pouces inversés.

Le pelage dorsal est souvent sombre, noirâtre ou grisâtre, alors que leur fourrure ventrale est plus claire. Leurs oreilles sont grandes et toutes noires. Le Pian a des griffes acérées, de longues moustaches et une queue préhensile.

L’opossum commun ou Pian (Didelphis marsupialis)

Le Pian est un animal nocturne et arboricole qui passe la majeure partie du jour à dormir dans des arbres creux, la tête placée en dessous du reste de son corps. À l'aurore, il descend au sol chercher sa nourriture. Il mange des fruits, notamment des mangues, des vers, des grenouilles, des insectes et parfois aussi des oiseaux et des œufs.

En raison de sa lenteur pour ne pas dire paralysie sous l'éclairage des phares de voiture, il se fait parfois écraser sur la route lorsqu'il tente de traverser. Lorsqu'il se sent en danger, il émet une odeur désagréable et si le danger se rapproche, il fait le mort pour déstabiliser l'adversaire.

Le domaine vital de l'espèce est très grand : entre 20 et 140 hectares selon les individus. Le territoire n'est pas exclusif, il peut le partager avec d'autres.

L’opossum commun ou Pian (Didelphis marsupialis)

La femelle met au monde 5 à 9 petits jusqu'à trois fois par an. Après une gestation de 2 semaines passée dans un nid de feuillages, les nouveau-nés sont ensuite portés dans la poche ventrale de la mère pendant 60 à 70 jours car ils sont très faibles et ne pèsent que 0,2 grammes.

À la fin de cette période, ils pèsent 50 grammes. Ils passeront encore une dizaine de jours dans un nid rudimentaire avant de quitter définitivement sa mère. il pèse alors entre 80 et 120 grammes. La longévité en milieu naturel est estimée à deux ans et demi. Le mâle vit seul.

L’opossum commun ou Pian (Didelphis marsupialis)

Cette espèce se rencontre dans les Antilles, et notamment en Martinique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, et donc en Guyane française (Cf. la carte ci-dessous). Ses zones d'habitat sont les forêts primaires et secondaires, les savanes mais aussi les terres agricoles.

Il fréquente aussi les jardins notamment les zones où il y a des manguiers. Nous avons un gros manguier chez notre voisin, ce qui attire les pians. Il n'est pas rare que notre chien se déchaîne en raison de la présence d'un pian dans notre jardin et il ne reste plus à celui-ci qu'à se réfugier en haut d'un arbuste s'il ne veut pas être croqué ! C'est ce qui est arrivé à cet opossum sur les photos de cet article, notre chien radja lui aboyant dessus comme un possédé ...

En Guyane, le Pian n'a pas bonne réputation. Il est sale, pue et n'hésite pas à fouiller les ordures ménagères pour chercher de la nourriture ... Parfois, il se réfugie dans les combles des maisons d'habitation, faisant un raffut pas possible en pleine nuit alors que toute la maisonnée est endormie !

Il existe d'autres opossums en Guyane comme l'opossum laineux arboricole (Caluromys philander), l'opossum souris-murin (Marmosa murina), le Pian rouge à queue courte ( Monodelphis touan) ou encore l'opossum aquatique (Chironectes minimus). Il y a au total une dizaine d'espèces d'opossums sur le territoire de la Guyane qui sont tous de la famille Didelphidae.

L’opossum commun ou Pian (Didelphis marsupialis)

Sources :

Didelphis marsupialis - Wikipedia

Encyclopédie des animaux de Guyane chez Bleu Distribution.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:07

Le caïman noir est le plus grand caïman de Guyane. Son nom scientifique est Melanosuchus niger (Spix, 1825). Unique représentant du genre Melanosuchus, le caïman noir est une espèce de crocodiliens de la famille des Alligatoridae.

Les anglo-saxons le nomment simplement "Black caiman" et les espagnols "Caimán Negro" ou "Lagarto Negro". Les brésiliens l'appellent "Jacaré-açu" alors que localement en Guyane, les créoles lui ont donné le nom de "Caïman nwé".

Le caïman noir peut atteindre 6 m et peser jusqu'à 400 kg. L'adulte a un ventre blanc et de nombreuses petites écailles sur la nuque. La mâchoire inférieure est marquée par des bandes grises à brunes pour les caïmans les plus âgés.

Le jeune caïman se distingue par ses bandes jaunes sur les flancs comme on peut le voir sur la photo ci-dessous alors que l'animal a été mesuré à 3m45.

Le caïman noir en Guyane française (Melanosuchus niger)

Vivant en Guyane notamment dans la réserve naturelle de Kaw-Roura, ce caïman ci-dessus a suscité l'effroi et la curiosité des promeneurs lorsqu'il est venu se poser le 10 juin 2010 sur la plage de Montjoly. Les pompiers et les gendarmes sont rapidement intervenus avec l'aide d'un herpétologue afin de le capturer et de le ramener à son lieu d'habitat habituel.

D'abord ramené à la caserne des pompiers de Remire-Montjoly, il a ensuite été pris en charge et puis relâché par l'association Kwata au débarcadère de la rivière de Kaw. Selon l'association, il s'agit selon toute vraisemblance d'un individu affaibli qui aurait été surpris par l'augmentation du courant des rivières avec les fortes précipitations. Arrivé en mer, il se serait laissé dériver au gré des courants qui l'auraient poussé sur la plage de Montjoly.

Il est à noter que ce n'est pas la première fois que ce type d'évènement arrive. Déjà en 2006, un autre jeune caïman noir avait "atterri" sur une des plages de Montjoly (voir la photo ci-dessous).

Le caïman noir en Guyane française (Melanosuchus niger)

Le caïman noir qui vit dans des eaux calmes comme les marais, lagunes ou de larges rivières, mange des poissons, y compris des piranhas, et d'autres animaux, comme des oiseaux ou des tortues. De plus grands spécimens peuvent capturer des tapirs, des cabiaïs (gros rongeurs) ou des cervidés lorsqu'ils viennent boire au bord de l'eau.

Leurs dents sont conçues pour saisir mais ne pas déchirer. Ces caïmans avalent leur nourriture en entier après l'avoir noyé. Les jeunes spécimens mangent des crustacés et des insectes.

Les femelles sont reproductrices à partir d'une taille de 2 mètres. Elle pond de 50 à 60 œufs, qui éclosent après environ six semaines. Elle les emporte dans sa bouche vers une mare où elle pourra les maintenir et les surveiller. La mère s'occupe de ses jeunes pendant plusieurs mois. Le caïman noir femelle pond seulement une fois tous les 2 à 3 ans.

Le caïman noir en Guyane française (Melanosuchus niger)

Le prédateur du caïman noir est bien évidemment l'homme qui le chasse pour sa peau et sa chair. Il est intégralement protégé en Guyane, c'est à dire interdit à la chasse et au commerce. Sa survie dépend entièrement du niveau de sa protection dans les pays où il est présent.

On le trouve en effet dans plusieurs pays de la forêt tropicale amazonienne : Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Guyana, Pérou et au Venezuela (Cf. la carte de sa répartition géographique ci-dessous).

Outre le caïman noir, il existe trois autres espèces en Guyane : le caïman gris (Paleosuchus trigonatus), le caïman à lunettes (Caiman crocodilus) et le caïman rouge (Paleosuchus palpebrosus).

Le caïman noir en Guyane française (Melanosuchus niger)

Sources :

Photos de France-Guyane (sauf une)

La faune de Guyane par Eric Hansen et Cécile Richard-Hansen aux Editions Roger Le Guen.

www.kwata.net

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