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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 09:12

Les vieilles colonies que sont la Guyane, la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique deviennent des départements en mars 1946, notamment sous l'impulsion de Gaston Monnerville. Ces nouveaux départements peuvent donc élire un représentant de la Chambre haute.

Depuis la Constitution de la IV° République du 27 octobre 1946, la Chambre haute est appelé Conseil de la République. Ses membres se nommaient alors les Conseillers de la République. Par une résolution adoptée le 16 décembre 1948, les conseillers de la République décident qu'ils porteront dorénavant le nom de "sénateurs, membres du Conseil de la République". Il est à noter que sous la III° République, la chambre haute du Parlement était déjà appelé Sénat.

Avec la constitution du 4 octobre 1958 instituant la V° République, on retrouve officiellement deux Chambres : le Sénat dit "Chambre haute" au Palais du Luxembourg et l'Assemblée nationale dite "chambre basse" au Palais Bourbon.

La loi organique n° 2003-696 du 30 juillet 2003 a réduit la durée du mandat des sénateurs et a réformé la composition du Sénat afin de mieux représenter la réalité démographique et les collectivités territoriales. Cette réforme de 2003, complétée par celle de 2007, a prévu un accroissement graduel de l’effectif sénatorial. Ainsi depuis 2008, la Guyane a maintenant deux sénateurs.

À la différence des élections législatives, où un élu député correspond à une circonscription, les sénateurs sont élus pour l’ensemble d’un département. Ils sont élus au suffrage universel indirect par ce qu'on appelle les grands électeurs (députés, conseillers régionaux, conseillers généraux, et des représentants des conseils municipaux).

Après avoir rédigé un article sur ce blog sur les députés de la Guyane depuis 1900 à ce jour, celui-ci est dédié aux sénateurs de la Guyane depuis la IV° République d'octobre 1946 jusqu'à aujourd'hui.

Les sénateurs de la Guyane depuis 1946 à ce jour ...

QUATRIEME REPUBLIQUE (1946-1958) :

Gaston Monnerville

Gaston Monnerville est né le 2 janvier 1897 à Cayenne et décédé le 7 novembre 1991 à Paris.

Ses parents sont originaires de Case-Pilote en Martinique ; son père était fonctionnaire de l'administration coloniale en Guyane. Boursier du gouvernement, il quitte la Guyane pour terminer ses études secondaires à Toulouse et poursuivre de brillantes études jusqu'à l'obtention d'une licence en droit, et d'une autre en lettres. Il deviendra avocat dès 1918 poursuivant en parallèle ses études supérieures afin de décrocher son titre de docteur en droit en 1921.

Sur le plan professionnel, il s'est notamment illustré en défendant avec brio les quatorze guyanais jugés pour meurtres et pillages devant la cour d'assises de Nantes en mars 1931 à la suite des émeutes étant survenues à Cayenne peu après la mort suspecte du candidat-député Jean Galmot en 1928, battu aux élections sur fond de fraude électorale. Ils seront tous acquittés.

Gaston Monnerville sera élu député de la Guyane de 1932 à 1942 comme radical socialiste puis du 21 octobre 1945 au 27 novembre 1946. Il sera aussi maire de Cayenne entre mai 1935 et novembre 1940. Il fut également nommé sous-secrétaire d'Etat aux colonies du 22 juin 1937 au 13mars 1938.

Grand résistant durant la seconde guerre mondiale, il recevra à la Libération la croix de guerre 1939-1945 et la rosette de la Résistance en récompense de son courage et de son dévouement.

Aux élections législatives de novembre 1946 en Guyane, il est battu au premier tour par René Jadfard, obtenant 3 007 voix contre 3372 à son adversaire. Alors qu'il se trouve en France et qu'il n'a pas fait acte de candidature, il est cependant élu le 15 décembre 1946 au Conseil de la République de la Guyane à l'unanimité des 10 votants.

Il représentera la Guyane au Conseil de la République (Chambre haute) de 1946 à 1948. Le 14 mars 1947, suite au décès d'Auguste Champetier de Ribes le 6 mars, Gaston Monnerville est élu à la présidence de la Haute Assemblée.

Bien que Sénateur du Lot à partir de 1948, Gaston Monnerville, loin de rompre tout lien avec l'outre-mer, reste très attaché aux questions coloniales. Il obtient notamment en 1949 le transfert au Panthéon des cendres de Victor Schoelcher et de celles de Félix Eboué.

Jules Patient

Jules Patient est né le 15 janvier 1905 à Cayenne et décédé le 27 juillet 1985 à Cayenne.

Jules Charles Eugène est le fils naturel d'Hernance Eliette Patient, âgée de 28 ans, couturière, demeurant à Cayenne. Il s'est marié le 20 septembre 1930 à Cayenne avec Dolor Espérance Solange Derbès.

Devenu instituteur puis directeur d'école publique, il sera en mai 1948 secrétaire général du syndicat des instituteurs de la Guyane. Il est aussi l'un des responsables du Mouvement de la Renaissance guyanaise, parti apparenté à la SFIO et fondé par le député René Jadfard.

Il sera élu sénateur, conseiller de la République, le 7 novembre 1948. Son mandat prendra fin le 2 juin 1952, après sa défaite contre Auguste Baudinot du rassemblement des gauches républicaines.

 

Auguste Boudinot

Auguste Boudinot est né le 27 avril 1891 à Cayenne et décédé le 12 avril 1970 à Cayenne.

Son père Ernest Boudinot, âgé de 31 ans, était gendarme à cheval et sa mère Marie Joséphine Louis Demont, 33 ans, sans profession. Auguste Frédéric est né au domicile de ses parents au numéro 67 de la rue Lallouette à Cayenne. Il s'est marié le 3 juillet 1919 à Cayenne avec Françoise Joséphine Blé.

Après des études primaires, Auguste Boudinot est mobilisé en 1915 et est blessé en 1916. A son retour, il travaille un temps à la Banque de Guyane comme chef comptable avant de devenir fondé de pouvoirs de la Maison Gougis à Saint Laurent du Maroni. Il dirigera ensuite en 1928 les agences commerciales et d'assurances d'Auguste Quintrie.

Après un séjour en Martinique, il revient en Guyane en 1936 et fonde à Cayenne la maison de commerce Boudinot. La Chambre de Commerce de Guyane l'accueillit en 1937. Il est démissionné d'office en 1940 par le gouvernement de Vichy et est rétabli dans ses fonctions après le ralliement de la Guyane aux forces françaises combattantes.

A la libération, il entre dans la vie politique et devient conseiller général du canton d'Approuague-Oyapoc le 14 octobre 1945. Il est nommé vice-président du Conseil général (1945-1948), puis président (1948-1955). Il est réélu le 2 octobre 1949 pour représenter le canton de l'Oyapoc. Il n'est pas réélu en 1955.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1948 ; il était également commandeur du Mérite et titulaire de la médaille du Combattant

Elu conseiller municipal de Cayenne le 19 octobre 1947, il en devient maire le 23 octobre jusqu'en mars 1953. Il ne sera pas réélu comme maire mais restera membre du Conseil municipal jusqu'en 1959.

Il se présente aux élections du 18 mai 1952 comme candidat sénateur au Conseil de la République contre Jules Patient. Il est élu au deuxième tour avec l'étiquette Rassemblement des Gauches Républicaines. Il recueille 38 voix sur 71 suffrages exprimés. Il est reconduit au premier tour, le 8 juin 1958, avec 40 voix sur 74 suffrages exprimés.

Battu aux élections sénatoriales du 26 avril 1959 par Georges Guéril, Auguste Boudinot se retire de la vie politique.

CINQUIÈME RÉPUBLIQUE (1958- ....) :

Georges Guéril

Georges Guéril est né le 28 octobre 1909 à l'Approuague (actuellement Regina) et décédé le 2 mars 1977 à Cayenne.

Né sur les bords du fleuve Approuague d'une famille métisse installée depuis longtemps en Guyane, Georges Judé Guéril suit des études secondaires au collège de Cayenne jusqu'à son baccalauréat avant de poursuivre une première année de droit au lycée Victor Schoelcher de Fort-de-France en Martinique.

Il fera une longue carrière comme fonctionnaire dans la douane d'abord à Saint Nazaire, puis à Paris et enfin à Madagascar. Entre-temps il effectuera une année de service militaire comme simple soldat en 1931-1932. Il revient en Guyane le 1er mars 1938 et sera affecté à Saint Laurent du Maroni à partir du 1er juillet 1939 où il exercera à la fois les fonctions de chef de bureau des douanes et de délégué du gouvernement pour le Maroni.

Comme nombre de ses compatriotes, il décide de continuer la lutte contre l'ennemi allemand dès le 19 juin 1940. Dès mars 1941, il est rétrogradé par le gouvernement de Vichy qui l'envoie d'office en France. Georges Guéril est nommé contrôleur des douanes à Marseille en mars 1942 puis est affecté en Martinique en janvier 1943.

Revenu en Guyane en septembre 1943, il fonde le Comité de résistance et de vigilance du Maroni, et crée le journal Liberté à forte tonalité gaulliste. Il est réintégré vérificateur le 20 avril 1945.

Son attitude courageuse lui vaut d'être fait chevalier de l'Etoile noire du Bénin par décret du 28 mai 1947.

Gravissant les échelons de la hiérarchie dans les douanes pour atteindre le niveau d'inspecteur central, il débute parallèlement une carrière politique. On le retrouve conseiller municipal de Cayenne le 26 avril 1953, et est réélu en 1959. Dans La Guyane républicaine où il écrit jusqu'en mars 1959, Georges Guéril signe plusieurs articles approuvant le retour du général de Gaulle à la présidence du Conseil et le référendum constitutionnel de l'automne 1958.

Le vice-président du Comité de résistance et de vigilance du Maroni soutient les candidats gaullistes à tous les scrutins qui préparent l'installation de la Ve République en 1958. Lors de sa candidature pour l'élection sénatoriale du 26 avril 1959, il est soutenu par l'Union républicaine de Guyane et par l'Union pour la nouvelle république (UNR).

Candidat isolé face à Robert Vignon, Auguste Boudinot et Roland Verderosa, il l'emportera au second tour par 42 des 78 suffrages exprimés. Le désistement de Boudinot et de Verderosa lui fait gagner l'élection.

Inscrit au groupe UNR (Union pour la Nouvelle République), il sera battu dès le premier tour le 22 septembre 1962 par Robert Vignon qui s'inscrira également au groupe UNR ... Georges Guéril sera à nouveau élu au Conseil municipal de Cayenne de 1965 à 1971.

Poursuivant sa carrière dans les douanes en Guyane, il prendra sa retraite en octobre 1974. Il sera alors nommé chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.

Robert Vignon

Robert Vignon est né le 17 novembre 1910 à Constantine (Algérie) et décédé le 9 octobre 1989 à Saint Germain en Laye (Yvelines).

Son père, directeur d'école, est originaire de l'Hérault et a épousé en Algérie une institutrice née dans les Vosges. Robert Vignon poursuit ses études secondaires à Constantine puis à Oran. Il gagne ensuite la métropole et fréquente l'Université de Toulouse tout en travaillant comme maître d'internat. Il obtient une licence en droit et une autre en lettres en 1933.

Ayant réussi le concours de chef de cabinet de préfet, il est affecté à Albi, dans le Tarn où il restera de 1934 à 1939. Nommé chef de cabinet du préfet de la Haute-Vienne au moment de la campagne de France, il poursuit sa carrière sous l'Occupation, d'abord en Vendée puis à Orléans, comme directeur de cabinet du préfet de région désigné par le gouvernement de Vichy. A la Libération, il est secrétaire général de la préfecture du Loir-et-Cher.

De décembre 1945 à juillet 1947, il est chef-adjoint du cabinet du ministre de l'Agriculture François Tanguy-Prigent. Il est ensuite nommé en Guyane à l'été 1947 où il devient le premier préfet après que le territoire soit devenu département. Passionné par l'avenir de la Guyane, Robert Vignon y restera 8 ans avant de poursuivre ses activités d'abord au cabinet du ministre de l'intérieur avant d'être nommé préfet de l'Allier. En août 1956, il est nommé préfet de Tizi-Ouzou en Kabylie. Refusant le coup d'Etat du général Salan après les évènements du 13 mai 1958, il est arrêté et transféré au camp d'Aïn-Taya.

Après le rétablissement de l'ordre en Algérie avec l'investiture du général de Gaulle le 1er juin 1958, Robert Vignon est libéré mais ne reprend pas son poste à Tizi-Ouzou. Il est mis à la disposition du ministre de l'Intérieur en juillet 1958, puis placé en disponibilité à l'automne. Il décide d'entrer dans l'arène politique en novembre 1958 lors des élections législatives en Guyane. Il est battu par Justin Catayée qui profitera de la division de la droite et notamment du refus d'Edouard Gaumont de se désister au profit de Robert Vignon qui avait cinq voix d'avance.

Robert Vignon se présente ensuite aux élections sénatoriales en Guyane du 26 avril 1959. Il est là-aussi battu par le gaulliste Georges Guéril qui est élu avec 42 suffrages contre 34 à Robert Vignon. Le canton d'Iracoubo le choisit toutefois comme conseiller général de 1961 à 1973.

Candidat une nouvelle fois aux élections sénatoriales du 23 septembre 1962 en Guyane. Robert Vignon est cette fois élu dès le premier tour avec le soutien de 40 grands électeurs guyanais sur 73. Il siègera au Sénat jusqu'en 1971 dans le groupe Gaulliste (Union pour la Nouvelle République) comme son prédécesseur Georges Guéril.

Robert Vignon est élu maire de Maripasoula, la plus grande commune de France par son étendue, de 1969 à 1976. Il ne se représente pas aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971.

Il était officier de la Légion d'honneur.

Léopold Héder

Léopold Héder est né le 16 août 1918 à Cayenne et décédé le 9 juin 1978 à Cambo-les-bains (Pyrénées Atlantique).

Fils de négociant, il fait ses études secondaires au lycée Félix Éboué de Cayenne où il obtient le baccalauréat, puis un baccalauréat en droit en Martinique. Entre 1938 et 1940, il devient instituteur de l'école publique mais perd son poste sous le régime de Vichy. Il travaille alors dans des emplois peu qualifiés dans une usine de rhum ou sur les quais de la Compagnie Générale Transatlantique.

Après le ralliement de la Guyane aux forces françaises libres, il est nommé chef de section des services du Gouvernement en charge de la direction des services économiques en Guyane. Entre 1945 à 1950, il est attaché de préfecture puis ayant réussi un concours dans l'administration hospitalière, il devient économe des hôpitaux de 1950 à 1961, puis directeur-économe de 1961 à 1972, et enfin attaché de direction des hôpitaux.

Il débute une carrière politique en devenant député de la Guyane en juin 1962 suite au décès accidentel de Justin Catayée dont il était le suppléant depuis 1958. Il est réélu le 25 novembre 1962 à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale. Il siège au Parlement en tant qu'apparenté socialiste. Battu par Hector Rivierez lors des élections législatives de 1967, il se consacre alors à ses mandats locaux.

Elu au conseil municipal de Cayenne depuis 1963, il en devient le maire en 1965 et le restera jusqu'à son décès en 1978. Conseiller général depuis 1964 du canton de Montsinéry-Tonnégrande, il est élu président de ce Conseil entre 1970 et 1973 et restera conseiller général jusqu'à sa mort en 1978.

Candidat socialiste aux élections sénatoriales de septembre 1971 alors que Robert Vignon ne se représente pas, il est élu dès le premier tour en obtenant 76 voix sur 107 suffrages exprimés.

Atteint d'une grave maladie, il décède en 1978 alors qu'il est encore sénateur.

Henri Agarande

Henri Agarande est né le 13 septembre 1920 à Fort-de-France (Martinique) et décédé le 6 août 1983 à Cayenne.

Issu d'un milieu modeste d'origine antillaise, il poursuit des études en Guyane obtenant un brevet élémentaire puis supérieur. Il devient instituteur à la Malmanoury, un hameau aujourd'hui disparu suite à l'installation du Centre Spatial Guyanais.

Il part en congé à Paris en 1950 et s’inscrit à l’université pour préparer un certificat de sciences. A son retour en Guyane, il continue à enseigner comme instituteur au lycée Félix Éboué. Après avoir été nommé surveillant général dans ce même lycée, il deviendra directeur du Collège d'Enseignement Technique féminin Marchoux jusqu'en 1970, puis adjoint au principal du collège République. A l'ouverture du CES de la Madeleine (actuellement Paul Kapel), il est nommé directeur de ce collège.

Henri Agarande entre en politique à l'occasion de la création du Parti socialiste guyanais (PSG), fondé par Justin Catayée en février 1956. Elu en 1964 conseiller général du canton de Cayenne Sud-Est, il s'impose comme un des principaux responsables du PSG.

Au décès de Léopold Héder, il lui succède le 10 juin 1978 en application de l'article 319 du code électoral qui permet au ministre de l'Intérieur de remplacer un parlementaire décédé. Membre du groupe socialiste, Henri Agarande qui a de gros problèmes de santé depuis 1976 ne fréquente pas assidûment le sénat durant les deux années de son mandat.

Ses problèmes de santé l'obligent à abandonner le Conseil général de Guyane en avril 1980, et renonce, pour les mêmes motifs, à solliciter le renouvellement de son mandat de sénateur lors des élections du 28 septembre 1980.

Raymond Tarcy

Raymond Tarcy est né le 18 novembre 1936 à Saint Laurent du Maroni.

D'origine modeste, il fait ses études à Cayenne à partir de 1952 et obtient un baccalauréat en sciences expérimentales. Il part en métropole à Bordeaux poursuivre ses études à l'école normale d'instituteurs.

De retour en Guyane, il exercera au Petit Collège de Cayenne entre 1958 et 1960 avant d'effectuer son service militaire entre 1960 et 1962. A l'issue de sa période militaire, il est affecté à Saint Laurent du Maroni d'abord comme instituteur puis devient rapidement le directeur de l'école. Il y restera de 1962 à 1980. En 1989, il est nommé Principal du collège n° 1 de Kourou.

Parallèlement à son activité professionnelle, et alors qu'il avait adhéré jeune au Parti Socialiste Guyanais, Raymond Tarcy se présente aux élections municipales de 1971 à Saint Laurent du Maroni. Il est élu maire et le restera durant deux mandats, avant d'être battu par Léon Bertrand aux élections municipales de 1983.

Elu en 1970 au Conseil général de la Guyane pour la canton de Saint Laurent, il siègera dans le groupe du parti socialiste guyanais jusqu'en 1982. Il sera élu conseiller général de 1985 à 1994 dans le canton de Cayenne centre.

Candidat aux élections sénatoriales de 1980, il sera élu le 28 septembre et siègera au palais du Luxembourg dans les rangs du groupe socialiste. Il ne sera pas réélu en 1989.

Raymond Tarcy est décoré des Palmes académiques et est Chevalier dans l'ordre national du Mérite. Il est également membre de l'Amicale des anciens sénateurs.

Georges Othily

Georges Othily est né le 7 janvier 1944 à Cayenne.

Après avoir effectué ses études secondaires au lycée Félix Éboué de Cayenne, puis au lycée Pierre d'Ailly à Compiègne (60), il poursuit des études supérieures en obtenant une licence en droit et un diplôme de l'école de notariat de Paris. Alors qu'il est étudiant à Paris, il va présider pendant trois ans l'Association des Etudiants Guyanais (AEG).

A son retour à Cayenne, il devient le président en 1972 de la Fédération des œuvres laïques. Il organise en 1965 à Cayenne le 2ième Festival Culturel Antilles-Guyane. Durant ce festival, il publie son recueil de poèmes "Harmonie d'Ebène".

Ecrivain, il a écrit de nombreux ouvrages dont certains sur l'histoire de la Guyane. Administrateur de biens, Georges Othily se lance en politique en devenant Conseiller général du canton d'Iracoubo entre 1979 et 1985, puis Conseiller régional de 1982 à 2010. Il deviendra président du Conseil régional de 1983 à 1992. Il sera élu maire de la commune d'Iracoubo entre 1995 et 2001.

Il se présente aux élections sénatoriales en Guyane et est élu sénateur le 24 septembre 1989. Il sera réélu le 27 septembre1998 au premier tour de scrutin et siègera dans le Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen. Il sera aussi membre titulaire de la Haute Cour de justice entre 2001 et 2007.

Candidat pour un troisième mandat de sénateur et malgré l'augmentation de la représentation guyanaise avec un poste supplémentaire, il ne sera pas réélu le 21 septembre 2008. Cependant, après dix huit ans de mandat, il est élevé à la dignité de sénateur honoraire.

Georges Othily est Chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur (Décret du 31 décembre 2009) et Chevalier des arts et des lettres (Promotion du 11/03/1986). Il est aussi membre de l'Amicale des anciens sénateurs.

Jean-Etienne Antoinette

Jean-Etienne Antoinette est né le 29 janvier 1966.

Enseignant de formation, il est élu maire de Kourou en 1996 à l'âge de 30 ans et le restera durant trois mandats jusqu'en 2014, battu par la liste conduite par François Ringuet (DVD). Il reste conseiller municipal dans l'opposition de la commune de Kourou.

Jean-Etienne Antoinette est membre du parti Walwari, fondé par Christiane Taubira et Roland Delannon à la fin de l'année 1992.

Candidat aux élections législatives de juin 2002, il est battu par Léon Bertrand (UMP), maire de Saint Laurent du Maroni qui est réélu. Il est élu conseiller régional de Guyane de mars 2004 sur la liste Walwari dont la tête de liste est Christiane Taubira et y restera jusqu'en 2010.

Jean-Etienne Antoinette est élu aux élections sénatoriales de 2008 et siègera au Palais du Luxembourg comme apparenté au groupe Socialiste. Il ne sera pas réélu aux élections sénatoriales de septembre 2014.

Par décret du 6 novembre 2015 du Premier ministre sur proposition du ministre des outre-mer , Jean-Etienne Antoinette a été nommé au Conseil Economique, Social et Environnemental pour une durée de 5 ans. Ce Conseil est actuellement présidé par Jean-Paul Delevoye, ancien ministre.

Georges Patient

Georges Patient est né le 1er avril 1949 à Cayenne.

Fils d'Yves Patient, ancien maire de la commune de Mana, et d'Eugénie Aimable, Georges Patient effectue ses études secondaires au lycée à Cayenne, et part pour Bordeaux à la faculté de droit. Il obtient une maitrise à la faculté de droit à Bordeaux et un diplôme du CESB (Centre d’Etudes Supérieures de Banque). Il rentre en Guyane et commence une carrière dans le secteur bancaire. En 1994, il s’installe en indépendant et travaille comme consultant financier.

En 1983 suite à diverses sollicitations, il se lance dans la politique et devient premier adjoint au maire de Mana. Il est élu maire en mars 1989 et est constamment réélu premier magistrat de la commune depuis cette date.

Parallèlement, il est élu vice-président du Conseil Général de la Guyane entre 1985 et 1998. Il est nommé Président de la Communauté des Communes de l’Ouest Guyanais entre 1994 et 2001 et est conseiller de la CCOG depuis 2001.

Il se présente avec succès aux élections sénatoriales de 2008 en Guyane et siège dans le groupe Socialiste. Il sera réélu aux élections suivantes de septembre 2014.

Depuis le 26 avril 2013, il est Président de l’Intergroupe parlementaire des outre-mer. Il est aussi vice-président du Conseil représentatif des français d'outre-mer (CRFOM).

Georges Patient est Chevalier du Mérite agricole et Chevalier de l’Ordre national du Mérite.

Antoine Karam

Antoine Karam est né le 21 février 1950 à Cayenne.

Fils d'Eliasse Karam, fonctionnaire d'origine libanaise, et de Mme Victoire Mathurin, d'origine Sainte Lucienne, Antoine Karam poursuit des études secondaires au lycée Félix Éboué à Cayenne puis en métropole. A l'issue de ses études supérieures, il revient en Guyane avec une maîtrise d'histoire.

Sur le plan professionnel, il a enseigné dans plusieurs collèges et lycées de Cayenne entre 1975 et 1998, notamment au collège Paul Kapel. Il a aussi été chargé de mission au rectorat de la Guyane en 2002 et 2003. Puis, il est devenu professeur d'histoire à l'Institut d'Etudes Supérieures de la Guyane à partir d'octobre 2003.

Antoine Karam commence une carrière politique en étant élu au Conseil municipal de Cayenne en 1977 et y restera jusqu'en 2002. Il occupera durant toute cette période différentes fonctions comme Adjoint au maire.

En 1975, il sera membre de la direction de l'Union des Travailleurs Guyanais (UTG) jusqu'en 1981. Membre du Parti Socialiste Guyanais, il en sera le secrétaire général de 1989 jusqu'en 1993, puis une nouvelle fois en 2003 jusqu'en 2011. Il était suppléant du député Elie Castor de 1988 à 1993.

Conseiller Régional de 1983 à 1986, il sera également élu au Conseil général du canton Nord-Est de Cayenne de 1985 à 2015. Il est surtout resté Président du Conseil régional de la Guyane de 1992 à 2010. A ce titre, il demeure Président honoraire de ce Conseil.

Candidat aux élections sénatoriales de septembre 2014, Antoine Karam a été élu, battant largement Jean-Etienne Antoinette au second tour. Il siège au Palais du Luxembourg dans le groupe Socialiste et Républicains.

Antoine Karam a reçu plusieurs distinctions : Officier de l'ordre de la cruzeiro do soul (distinction du brésil) - Chevalier de l'Ordre National du Mérite (Décret du 24 juin 1993), - Médailles d'Argent et de Bronze de la Jeunesse et des Sports, - Chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur (Décret du 31 décembre 2012).

Sources :

http://www.senat.fr/

http://www.redris973.fr/

Wikipedia

https://www.cr-guyane.fr/

http://www.georgespatient.fr/

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